Les différents troubles alimentaires existants

 

Aujourd’hui, le 2 juin 2017, c’est la journée mondiale de sensibilisation aux troubles du comportement alimentaire (TCA). Pour cette occasion, j’avais envie d’écrire un article sur les différents troubles alimentaires, car il en existe plusieurs mais certains sont moins connus que d’autres. Je trouve ça important d’en parler et d’ouvrir la discussion sur le sujet, car même si on en parle de plus en plus, les TCA sont encore de nos jours un sujet tabou et délicat à aborder. C’est une cause qui me tient particulièrement à cœur vu que j’ai moi-même passé par là et avec mon blog, j’ai choisi d’en parler ouvertement afin de sensibiliser les gens à ce sujet et d’inspirer les autres à entretenir une relation saine avec leur corps et avec la nourriture. Le nom du blog provient d’ailleurs de là. Je me sens désormais ‘’Libre de manger’’ et j’espère contribuer à ma façon afin d’aider les autres à atteindre cet état de bien-être.

 

1.  ANOREXIE : Tout le monde connait ce trouble. Pourtant, l’anorexie est encore incompréhensible pour plusieurs et certains préjugés persistent. Une personne anorexique est caractérisée par une perte de poids importante (poids inférieur à son poids santé), par la possibilité d’aménorrhée (arrêt des menstruations), par la peur intense de prendre du poids et par une relation malsaine avec son corps (représentation mentale déformée de son corps). J’ai déjà entendu des gens dire :

« Elle n’a qu’à manger, c’est tout! », «C’est dû à un manque d’attention», « Préférez mourir plutôt que de se nourrir? Voyons dont, il y a des gens qui meurent parce qu’ils n’ont pas accès à de la nourriture!». Je tiens juste à préciser que les troubles alimentaires sont des maladies mentales complexes et qu’il ne s’agit pas d’un caprice. La personne qui en est atteinte souffre réellement et ne devrait surtout pas se sentir jugé. Ça peut être difficile d’essayer de comprendre ce que la personne vit et de se mettre à sa place. Simplement une oreille attentive et le support moral de la part de son entourage peut aider, en plus de l’aide de professionnels qualifiés en TCA.

 

2. BOULIMIE : Ce trouble est caractérisé par des épisodes de crises qui sont ensuite suivies par des       vomissements ou autres comportements compensatoires. Cela signifie que la personne va consommer une grande quantité de nourritures lors de ses crises et va ensuite compenser ce comportement par des purges, la prise de laxatifs, la pratique extrême d’activités physiques, etc.

3. HYPERPHAGIE : L’hyperphagie est un trouble qui ressemble beaucoup à la boulimie, excepté qu’il n’y a pas de comportements compensatoires. Donc, une personne hyperphagique va vivre des épisodes de crises où elle ingurgitera une quantité importante de nourritures de façon incontrôlable mais ceci ne sera pas suivi par la provocation de vomissements ou la prise de laxatifs.

 

Les troubles alimentaires qui suivent sont davantage méconnus. Ils ne font pas partie du DSM-5 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) contrairement aux troubles mentionnés ci-haut. Pourquoi? Simplement parce qu’ils ne sont pas encore assez bien définis pour être ‘’reconnus’’ par le DSM-5 et pour comporter plusieurs critères diagnostiques. Par exemple, le trouble alimentaire de l’hyperphagie faisait partie des troubles alimentaires non-spécifiques avant qu’il ne devienne officiel depuis quelques années seulement.

 

4. ORTHOREXIE : La personne qui souffre de ce trouble vit avec l’obsession de manger sainement. Les personnes atteintes vont se concentrer énormément sur la qualité de ce qu’ils mangent. Ils vont calculer les nutriments dans leurs aliments pour s’assurer qu’ils respectent les teneurs nutritionnelles recommandées au quotidien (ex. : oméga-3, fer, sel, antioxydants, etc.). Ils vont se priver de plusieurs aliments jugés comme ‘’malsains’’. Parfois, ils vont opter pour des régimes alimentaires plus complexes comme le végétalisme, le crudivorisme, etc.

 

5. BIGOREXIE : Ce trouble alimentaire touche davantage les hommes contrairement aux autres troubles. Ce trouble est caractérisé par une insatisfaction corporelle quant à la masse musculaire de l’individu. La personne atteinte se trouvera trop maigre et pas assez musclé et développera une obsession face à l’entraînement, à une alimentation stricte (peu ou pas de gras, beaucoup de protéines, etc / suppléments alimentaires) et peut-être même aux stéroïdes.

6. TROUBLE ALIMENTAIRE NON-SPÉCIFIQUE : Les troubles alimentaires non-spécifiques sont probablement les TCA les moins connus. Pourtant, il y aurait 5 fois plus de personnes qui souffriraient de ce trouble que tous les autres troubles mentionnés plus haut. Il est donc essentiel d’aborder celui -ci. Dans mon cas, j’ai d’ailleurs souffert de ce trouble-ci. Bref, les troubles alimentaires non-spécifiques sont les troubles alimentaires qui ne correspondent pas à un trouble déjà défini comme l’anorexie, la boulimie ou l’hyperphagie. Une personne qui a seulement certains critères de l’anorexie ne peut pas avoir le diagnostic de l’anorexie mais peut tout de même souffrir d’un trouble. Elle se retrouve alors dans cette catégorie. Par exemple, les gens de cette catégorie peuvent avoir quelques critères liés à la boulimie ainsi que d’autres comportements malsains liés à la nourriture mais qui ne correspondent pas à la boulimie. Ceci englobe alors toutes les personnes souffrant d’une relation malsaine avec la nourriture et avec leur corps mais qui ne se reconnaissent pas totalement dans les troubles précédents. Comme j’ai dit plus haut, l’hyperphagie faisait auparavant partie de cette catégorie. Le problème de la personne n’est pas moins important ici, il est simplement moins bien défini.

 

Bref, même si chaque trouble alimentaire est différent, ils ont tous un point en commun : la souffrance avec laquelle l’individu vit. Peu importe le trouble en question, il est très important qu’une personne qui vit une relation conflictuelle avec la nourriture et avec son image corporelle aille chercher de l’aide. Il est possible de s’en sortir, il est possible d’aller mieux et d’aimer son corps, il est possible de manger sans avoir à ressentir de la culpabilité constamment. Ça prend du temps, ça prend beaucoup de travail sur soi et ça prend de l’aide, mais il est possible d’y arriver. Plusieurs organismes existent afin de venir en aide aux gens qui en ressentent le besoin comme ANEB (https://anebquebec.com/), la clinique Muula (http://muula.ca/), la clinique St-Amour (http://www.cliniquestamour.com/) et bien d’autres. N’hésitez pas à aller chercher cette aide, vous méritez d’aller mieux.

 

 

Sources :

  1. http://www.cliniquestamour.com/le-traitement/anorexie-traitement/anorexie-diagnostic

  2. http://www.troublesalimentaires.org/boulimie.htm

  3. http://www.troublesalimentaires.org/hyperphagie.htm

  4. http://www.extenso.org/article/qu-est-ce-que-l-orthorexie/

  5. http://www.cliniquestamour.com/clinique-st-amour/anorexie-boulimie-temoignages/bigorexie-quand-fitness-devient-trouble-alimentaire

  6. https://www.youtube.com/watch?v=clUA-fM5nZA

Source photo: http://www.jim.fr/

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